Dégustation caviste Au bon coteau

Jean-Marc Bouley - Bourgogne aligoté 2013 : nez marqué citron, pomme, avec un côté cire très sympa dans le fond, bouche vive, fruitée, facile. Très bon aligoté. TB-.

 

François Crochet - Sancerre blanc 2015 : Nez sur les agrumes, légèrement marqué fruits exotiques, assez mûr. Bouche à la fois fruitée, gourmande, avec une bonne fraîcheur même s'il ne joue pas sur la tension. Déjà prêt à boire. TB.

François Crochet - Sancerre rouge 2014 : Nez avec un petit côté toasté assez désagréable, en bouche belle fraîcheur, tannins fins. Peut-être bien dans quelques années si le toasté se dissipe, pas trop de plaisir en l'état. B.

 

Domaine de la Chevalerie - Bourgueil Diptyque 2014 : nez de fruits noirs, sans aucune note végétale. Bouche légère, fruitée, facile, avec un peu de poivre en finale. Belle entrée de gamme. TB-.

 

Cyrot-Buthiau - Santenay 1er cru Clos Rousseau 2014 : le nez mélange fruits rouges et noirs, des notes florales, bouche en finesse, belle acidité et bonne longueur. TB.

 

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EcoVino - Salon des vins Bio Montpeyroux (63)

Château Le Tap - Bergerac blanc sec 2016 : (majorité sauvignon + sémillon, muscadelle, en cuves) Beaucoup de fruits blancs, bonne matière, manque un peu de tension en finale. B+.

Château Le Tap - Bergerac blanc sec Cuvée 3G 2014 : (en fûts) Nez discret, très vanillé, plus tendu que le précédent, mais trop boisé. Moyen.

 

Luc & Lise Pavelot Pernand-Vergelesses blanc 1er cru En Caradeux 2015 : (jeunes vignes) assez vif, beaucoup de fruit (citron, pomme), bien mûr, bonne matière, un peu trop boisé en l’état. B+.

Luc & Lise Pavelot Pernand-Vergelesses blanc 1er cru Sous Frétille 2015 : nez marqué par la pierre-à-fusil, grillé, plus sur les agrumes, un peu moins mûr, belle tension et bonne matière, là aussi un peu trop boisé en l’état. B+.

 

Domaine du Séminaire Côtes du Rhône Viognier 2016 : viognier en cuves, vif, frais, marqué violette, un peu d’anis, abricot, simple, un peu court. B.

 

Domaine des Roy Touraine Sauvignon 2015 : beaucoup de fruit, pêche et pamplemousse surtout, vif, tendu. TB-.

Domaine des Roy Touraine L’esquisse 2015 : (cépage menu pineau) très boisé, on ne sent rien d'autre. Moyen.

Domaine des Roy Val de Loire Fines bulles blanc : (2015) bulle gourmande, fruitée, qui semble assez généreusement dosée (ou effet 2015 ?), mais vive. TB-.

 

Domaine des Maels Colombard IGP Pays d’Oc 2016? : beaucoup de fruits, un tout petit peu de sucre, très facile comme souvent avec le Colombard, celui-ci n'est jamais lourd. B+.

Domaine des Maels Les Matelles Roussanne 2015 : (10% fûts) très floral, un peu de miel et de cire, bien plus grans que le précédent, mais trop amer et pas assez acide. B.

Domaine des Maels Le M 2015 blanc : (roussanne en barriques, sans soufre) léger boisé bien intégré, beaucoup de fruits secs et d'épices, abricot sec, raisin sec, belle vivacité, impression d'une légère macération pelliculaire, rien de déviant, un sans soufre parfaitement maîtrisé. TB.

Domaine des Maels Minervois 2015 : (syrah, grenache, carignan) beaucoup de fruits, marqué grenache bien mûr, assez puissant pour l'entrée de gamme cette année, on sent l'effet 2015. B+.

Montesclat 2015 : (carignan VV) bien plus marqué fruits noirs que le précédent, épices, chocolat, pas ultra concentré, mais long, avec une belle acidité et des tannins soyeux. TB.

Clos du Pech Laurié 2015 : (grenache, syrah) très boisé, on ne sent que de la vanille. Moyen.

Le M rouge 2015 : (mourvèdre, sans soufre) beaucoup de fruits, moins mûr que les autres, un peu d'olive verte, pas une grosse matière, plus de fraîcheur, tannins encore un peu serrés en finale. B+.

 

Domaine de Bel-Air Pierre Hervé IGP Coteaux de Tannay Bel Air 2015 : (chardonnay) très frais, citronné, fluet, assez court. B-.

Domaine de Bel-Air Aux Ravassons 2015 : un peu plus épais, citronné, anisé, floral, un peu court aussi. B+.

Domaine de Bel-Air La colée douce 2015 : très boisé. Moyen.

Domaine de Bel-Air Entre mes mains 2015 : (pinot noir) léger, beaux petits fruits rouges mais très fluet, tannins un peu secs du coup. B-.

Domaine de Bel-Air Au Balcon 2015 : léger, un peu plus de matière, mais des tannins secs. Pas très gourmand pour 2015. B-.

 

Château Simian - Jeu de Rolle Vin de France 2016 : léger, fruité, exotique, floral. très facile. B+.

Château Simian - Jocundaz Côtes du Rhône blanc 2016 : viognier très floral, un peu trop chaud en finale, légèrement poivré. B.

CdP Le traversier blanc 2014 : (grenache, bourboulenc, roussanne) Nez brioché, agrumes, bouche un peu amère, fraîche, grasse, bonne longueur. TB-.

CdP La font d’Hippolyte blanc 2014 : (clairette, roussanne VV) Trop boisé en l'état, gras, belle acidité derrière. B.

Combe des Avaux Côtes du Rhône 2015 : (grenache, syrah, cinsault, mourvèdre) robe claire, peu extrait, léger, beaucoup de fruits rouges, réglisse. B.

Jocundaz rouge Massif d’uchaux 2014 : (grenache, syrah) fruité aussi, plus marqué fruits noirs, plus puissant, réglisse aussi, tannins soyeux. TB-.

Le Traversier CdP 2013 : (élevage cuves béton comme les suivants) fruits rouges confiturés, gourmand, assez fin, frais, long, déjà prêt. TB.

Le Traversier CdP 2014 : (grenache, syrah, cinsault, mourvèdre) un peu plus de matière, plus puissant, plus tannique, moins frais, à attendre. TB-.

Les grandes grenachières 2010 : (VV de grenache) très confit, prunes, pruneaux, cerise, puissant, reste quand même assez frais. TB.

 

Domaine des Palais IGP Urfé Le Jardin des mômes 2016 : (viognier) Beau nez fruité, abricot et pêche, bouche vive, manque un peu de gras et de longueur par rapport à celui de Sérol par exemple. B.

Du soleil dans ta vie 2015 : (gewurz et roussanne) nez brioché et épicé, bouche gourmande avec beaucoup de fruits jaunes. Original et très bien fait. TB.

 

Chaume-Arnaud Côtes du Rhône villages La Cadène blanc 2014 : (viognier, roussanne, marsanne) belle matière, mais toasté, vanillé, et manque de fraîcheur. B-.

Vinsobres 2014 : (60% grenache, 20% syrah, mourvèdre, en cuves) fruits noirs, épices, assez puissant, tannins encore un peu trop présents en l'état mais bon potentiel. J'ai souvenir d'un 2011 plus fin et plus frais. TB-.

Marselan IGP Méditerrannée 2015 : beaucoup de fruits, myrtille, fruits rouges, réglisse, assez puissant pour l'entrée de gamme sur le fruit. B+.

 

Domaine du Coulet (Matthieu Barret) Petit ours 2015 : un peu de réduction, beaux fruits rouges, cerise, un peu trop serré en finale. B.

Visan Zinzin 2015 : (négoce aussi, majorité mourvèdre) proche du précédent, pas de réduction, un peu plus tannique. B.

Cornas Brise Cailloux 2014 : très beau nez anchois, olive, bouche un peu moins marquée, fruitée, fraîcheur végétale, tendue, pas une grosse matière. TB.

Cornas Billes Noires 2013 : très peu extrait aussi, plus fruité que le précédent, plus poivré, moins marqué olive/anchois, tendu et frais, pas très concentré non plus. TB.

 

Rousset Peyraguey Sauternes Aither 2010 : (150gr SR) robe très claire, léger, semble peu concentré par rapport aux suivants, fruits blancs, simple, un peu court. B.

Rousset Peyraguey Vin de Voile 2007 : (9 ans sous voile) il n'est que légèrement oxydatif, beaucoup de fruits secs, bouche très concentrée, belle acidité, amers nobles, finale longue et saline. TB+.

Rousset Peyraguey Atropos 2008 : (250gr SR, élevage 8ans? barriques) proche du précédent, il tire sur l'oxydatif lui aussi, avec un peu de noix, des fruits secs, encore plus concentré, un peu plus de sucre, frais, aucun boisé ressenti, un peu moins salin. TB+.

Rousset Peyraguey Crème de Tête 2010 : (presque 300gr SR) Plus classique, miel et fruits jaunes, encore jeune, très frais et concentré, s'annonce grand. TB+.

Rousset Peyraguey Crème de Tête 2003 : (330gr SR) un peu plus évolué que le précédent, mais encore jeune, un peu d'alcool en finale, on sent l'année chaude. TB.

 

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04 février 2017

Soirée LPV

Pour la première soirée de 2017 c'est à mon tour de recevoir, en petit comité malheureusement. Le thème principal de la soirée est "A la santé de notre ami barbu", hospitalisé depuis plus d'un mois, à qui on souhaite un bon rétablissement en espérant le retrouver avec nous le plus vite possible. La dernière bouteille est une sorte d'hommage car je sais qu'il connaît et adore la Carbonifera. Les vins sont dégustés à l'aveugle, sauf par moi qui m'occupe du service.

 

Anne & Hervé Sigaut - Chambolle-Musigny Derrière le four 2012 : robe grenat assez sombre pour du pinot, nez moyennement expressif, peut-être un peu jeune, il s'est refermé depuis ma dernière dégustation, sur le cassis, la mûre, la cerise, certains évoquent la syrah, d'autres le gamay, en se réchauffant un petit côté crème brûlée dans le fond. Bouche assez légère, peu tannique, beaucoup de fruit, assez frais, il manque un peu d'épaisseur par rapport aux suivants même si c'est tout à fait correct pour un village. Longueur moyenne. B+.

 

François Bertheau - Chambolle-Musigny 1er cru Les Charmes 2007 : robe plus claire que le précédent avec quelques signes d'évolution. Nez très marqué par la pierre-à-fusil, le grillé, avec derrière des notes de fraise écrasée, griotte. C'est bien mieux en bouche avec une belle matière et une texture soyeuse, beaucoup moins grillé et avec plus de fruits, toujours fraise, griotte, framboise, quelques épices, très fraîche et fruitée. Bonne longueur. TB-.

 

Daniel Moine-Hudelot - Chambolle-Musigny 1er cru Les Amoueruses 2004 : robe plus sombre que le précédent, peu évoluée. Beau nez sur la mûre, la cerise noire et des notes plus originales d'abricot confit, de coing. La bouche est superbe, avec une texture encore plus soyeuse que le précédent, on est encore monté d'un cran, beaucoup de fruit et de fraîcheur, plutôt fruits noirs, c'est légèrement confituré, gourmand, peu évolué. Finale de bonne longueur sans être exceptionnelle, à peu près comme le Bertheau, c'est le seul moment où on sent le petit millésime. TB+.

 

Jean-François Ganevat - Côtes du Jura Les Vignes de mon père 2003 : (100% savagnin ouillé, élevage 130 mois en demi-muids de 600L, sans ajout de sulfites, sols de marnes bleues) Couleur entre or pâle et or, nez très expressif avec beaucoup de pierre-à-fusil, trop à mon goût, dans le fond des notes d'orange confites, de confiture d'abricot, fleurs blanches. La bouche est bien mieux que le nez, éxubérante, impressionnante, elle manque peut-être d'un peu de finesse du coup, avec un volume énorme, des notes grillées plus discrètes, beaucoup d'agrumes et de fruits jaunes confiturés, on a même l'impression de quelques grammes de sucres résiduels, il y a une bonne acidité qui maintient l'équilibre, mais j'aurais aimé encore plus de tension pour face à cette matière, aucun signe d'évolution, c'est encore tout jeune. La finale est très longue, plus citronnée, un peu saline et mentholée. Un vin hors norme, à goûter, qui m'a mis une grande claque sur les premières gorgées, mais que j'ai trouvé un peu écoeurant dès le deuxième verre. TB-.

 

Giuseppe Quintarelli - Amabile del Cere IGT Veneto 2003 (en 1/2bt) : (garganega, sauvignon, trebbiano et chardonnay, raisins mis à sécher sur clayettes pendant 5 mois, élevage de presque 6ans en fûts. 2000bts produites. Cuvée non réalisée entre 1990 et 2003. 13% vol) Couleur ambrée, nez expressif, avec beaucoup d'abricot sec, d'orange confite, un peu de noix, de la figue, du sucre brun, de la cannelle... Tout aussi bon en bouche avec une belle épaisseur, beaucoup de fraîcheur grâce à une grosse acidité et des notes salines qui me rappellent un Sciacchetrà bu récemment (probablement plus de sucres résiduels ici). Superbe mélange de fruits secs, de confiture d'abricot et d'orange avec une pointe oxydative et des amers nobles. Finale très longue, saline, très fraîche, avec quelques épices, des herbes méditerranéennes. Très grand liquoreux, à la hauteur de sa réputation, avec concentration, fraîcheur et complexité. TB++.

 

Philippe Delesvaux - Coteaux du Layon Carbonifera 1997 : (trie du 30 octobre 1997, 27° potentiel soit 459gr SR potentiel, environ 380gr au final, 2900bts de 50cl) Couleur ambre clair, superbe nez de "chenin 1997", plein de pâte de coing, d'abricot, de rhubarbe, de confiture de mirabelle, de figue, quelques épices. Personne n'a senti de notes tourbées sur cette bouteille, contrairement à ce qu'on peut lire dans certains CR. Attaque en bouche magnifique, ultra concentrée, sirupeuse, épaisse, sur les fruits du nez avec principalement la pâte de coing, encore très jeune. Il y a juste ce qu'il faut d'acidité pour que ce ne soit pas écoeurant, même si le vin précédent était plus frais (mais bien moins sucré). Finale très longue, sur la pâte de coing, la confiture d'abricot et d'orange. Pour chipoter, j'ai trouvé qu'il manquait un peu d'acidité pour égaler l'Après Minuit 1997 dans le même registre. Ca reste néanmoins un vin exceptionnel. TB++.

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27 août 2016

Guide vert RVF 2017

Comme tous les ans la sortie du guide vert RVF doit être pris comme un guide, c'est-à-dire qu'il ne faut pas le considérer comme une vérité absolue mais comme une aide pour piocher quelques idées de domaines à essayer. On retrouve toujours la même présentation, très efficace, la même philosophie qui privilégie vraiment les vins de terroir et assez souvent la biodynamie (contrairement au Bettane & Desseauve ?) et beaucoup plus de nouveaux domaines que l'an dernier. Les quelques pages supplémentaires avec quelques adresses de cavistes, hôtels et restaurants ne sont par contre pas très utiles car trop peu développées. Mais le guide vert reste quand même la référence des guides, et de loin.

 

En Alsace meilleures notes (18,5) pour Boxler Riesling Sommerberg D 2014 et Weinbach Riesling Schlossberg Ste Catherine 2014. Deux nouveaux domaines Frédéric Mochel et Rémy Gresser.

Dans le Beaujolais meilleure note (19) pour le Morgon Côte du Py 2014 de Desvignes, suivi (18) du Mogon Passerelle de Mee Godard, MàV clos du MàV 2014 de Labruyère, Les Vignes centenaires 2014 de T. Liger Belair et La Rochelle 2014 du Ch. Des Jacques. Georges Descombes passe à 2 étoiles. Nouveaux domaines : Mee Godard, Thillardon, Julien Duport, Julien Sunier, Domaine de Fa et Domaine des Marrans.

A Bordeaux on retrouve les habitués en haut du classement : Pétrus, Lafleur, Ausone, Margaux, Haut Brion, Mission Haut Brion, Yquem… A prix abordable bonnes notes chez Fleur Haut Gaussens, Reignac, Mirambeau Papin, Bel Air La Royère, Château de Carle, Clos puy arnaud, La Rousselle. Dans le Médoc bons rapports q/p chez Lilian Ladouys, Petit Bocq…, en Graves chez Respide Médeville, Crabitey, Chantegrive… et en Sauternes Château d’Anna ou La Bouade. Vieux Certan et Fargues passent à 3 étoiles. Nouveaux domaines : Jean Faux, La rose figeac, Rochebelle, Clos des lunes, domaine de l’alliance. Star de l’année : Château Fonroque. A noter la présence de Liber Pater avec des notes allant jusqu’à 19.

En Bourgogne Les clos 2014 de Dauvissat domine (19) sur Chablis. En Côte de Nuits on retrouve les habitués Dugat-Py, Leroy, DRC, Roumier, Trapet, Dugat, Perrot-Minot, Vougeraie, Rossignol Trapet et Bart dont le Chambertin Clos de Bèze 2014 (19,5) passerait presque pour bon marché (95€) à côté des autres. Idem en Côte de Beaune où d’Auvenay, Coche-Dury, Sauzet et Comtes Lafon arrivent en tête avec leurs grands crus inabordables. En Côte chalonnaise meilleure note (17,5) pour le Givry 1er cru A vigne rouge 2014 de F. Lumpp. Dans le Mâconnais le Pouilly Fuissé 35e vendange 2014 de Guffens devance (18,5) le Pouilly Les crays des Bret Brothers, le Pouilly Secret Minéral de Jeandeau et Les Birbettes du Château des Rontets (18). Les bons rapports q/p sont très rares : Marsannay de Bart, Maranges de Regnaudot, Savigny de J&M Ecard, Mercurey de Theulot-Juillot, Mâcon de Nicolas Maillet, Lassarat, Saumaize…, Chablis d’Olivier Merlin, Grossot, Côtes d’Auxerre de Goisot... Jean Chartron et Pattes Loup passent à deux étoiles. Nouveaux domaines : B. Leroux, Ch. De Béru, Ch. De Chamilly, Agnès Paquet, Gilles Morat, JB Ponsot, Marc Roy.

En Champagne meilleures notes pour Krug 2002 et Cristal rosé 2007 (19,5). A prix plus abordable Pascal Doquet, Egly Ouriet cuvée VP, Veuve Fourny, MN Ledru, Christophe Mignon, Guiborat, A. Jacquart s’en sortent bien. Pascal Doquet passe à 2 étoiles.

En Corse le Comte Abatucci est désormais le seul à avoir les 3 étoiles. Meilleures notes (18) pour Ministre Impérial rouge 2014 d’Abatucci, Patrimonio rouge carco 2014 d’Antoine-Marie Arena et Patrimonio rouge Grotte di Sole 2014 de Jean-Baptiste Arena.

Dans le Jura, meilleures notes (19) pour le Vin jaune 2008 de Labet et Les Vignes de mon père 2005 de Ganevat. Nouveau domaine La Tournelle.

Dans le Languedoc, Les Aurelles et Peyre Rose passent à 3 étoiles, le Mas des Brousses monte à 2 étoiles. Nouveaux domaines : C. Peyrus, Domaine Henry, Vignes oubliées, Les Hautes terres, Réserve d’O, Dernacueillette. Meilleures notes pour le Passerillé rouge 2010 du domaine Henry (18,5) et Oro 2001 de Peyre Rose devant des vins des Aurelles, autres Peyre rose, Aupilhac, Barral, Clos Maïa, Terrasse d’Elise Hauts de Carol’s et La Garance.

Dans la Loire, meilleures notes en Muscadet (17,5) chez La Haute Févrie et Vincent Caillé, dans l’Anjou pour R. Leroy Montbenault 2014 (19,5) et Rougeard Clos du Bourg 2012, Bernaudeau Nourrissons 2014 (19), en Touraine pour Huet Mont Moelleux 1e trie 2015 (19,5) et Alliet Coteau de Noiré 2014 (18,5), en Centre-Loire pour Dagueneau Silex et Astéroïde 2014 (19). Chidaine et Alphonse Mellot passent à 3 étoiles. Nouveaux domaines : Terres d’Ocre en Saint-Pourçain, Clos de la Meslerie, A. Revillot, Belle-vue, Domaine de l’R, La Lande, Montcy, Sablonnettes, Les grandes vignes, P. Tessier, Renaudat, Porte St Jean,V. Caillé.

En Provence meilleure note pour Tempier Cabassaou 2014 (17,5). Coup de cœur pour Clos St Joseph. Nouveaux domaines : Château Barbeyrolles, Villa Beaulieu.

Dans le Rhône nord meilleure note pour l’Hermitage rouge 2013 de Chave et Cote Brune 2013 de Jamet (19,5) devant Vernon 2014 de Vernay (19)… Bonne note (18, 36€) pour la Côte Rôtie Maestria 2014 du domaine Levet ou Deponcins de Villard (18). Dans le Rhône sud Rayas rouge et blanc 2006 sont à 20, les CdP 2014 du Mont-Olivet, Vieux Donjon, Gradassi, Marcoux. Plein de bons rapports q/p chez l’Oratoire St Martin, Vignerons d’Estézargues, Bernardins, Richaud, Domaine des Tours, Jean David, Ferme St Martin, Alary, La Canorgue, Chaume Arnaud, Clos des grillons… Gonon, Mont Olivet et Vieux Donjon passent à 3 étoiles. Nouveaux domaines : Curtat, Chambeyron, Pegaü, Balthazar, Or de line, La Roubine, Levet.

Dans le Roussillon le Clos du rouge gorge passe à 2 étoiles. Nouveaux : La cave de l’Etoile et domaine du Traginer. Meilleures notes pour La roque et Muntada de Gauby (18,5) devant L’Ubac 2013 du Clos du Rouge gorge, le Maury 1985 du Mas Amiel, le Maury 1996 des Terres de Fagayra, le Rivesaltes 1984 du domaine de Rancy et le Rivesaltes 25ans de Vaquer (18).

En Savoie meilleure note pour Améthyste rouge 2014 des Ardoisières (18) devant  Le Feu 2014 de Belluard et Mondeuse Marie Clothilde 2015 du Cellier des Cray (17,5) devant des vins de Giachino, Dupasquier, Vignes de Paradis, Fils de C. Trosset. Nouveau domaine Fabien Trosset.

Dans le Sud-Ouest Camin Larredya est le premier à passer à 3 étoiles. Nouveaux : Chiroulet, Lestignac, Bouscassé, Hauts de Caillevel. Meilleure note pour le Jurançon Au Capceu 2014 de Camin Larredya (18,5) devant le Vin de voile 2000 de Plageoles, Monbazillac madame 2012 de Tirecul la gravière et Clos Joliette 2008 (18).

 

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31 juillet 2016

Salon des vins naturels de Chassignoles (43)

Petit salon très intéressant, entièrement consacré aux vins natures (= sans sulfites ajoutés) situé dans un recoin perdu du nord de la Haute-Loire. L'ambiance est géniale, festive, une grande buvette au milieu d'un champ, un chapiteau pour le repas du soir, des toiles de tente un peu partout autour, des vignerons très accessibles qui ne se prennent pas la tête, venus pour faire découvrir leur passion et leur philosophie mais aussi pour passer un bon week-end. Quelques bémols : la température un 30 juillet est évidemment bien trop élevée pour déguster comme il faut, d'autant plus que tous les vignerons ne sont pas équipés de glacières suffisamment grandes. Pas terrible non plus pour ramener chez soi des vins natures... La liste des vignerons du site vins-naturels était assez différente de ce qu'on pouvait trouver sur place, comme tous les ans a priori.

salon vins naturels chassignoles

 

Pierre Cotton - Brouilly 2015 : (gamay en macération carbonique) beau fruité croquant, classique, sur les fruits rouges et la mûre, ne fait pas spécialement nature, manque juste de longueur. B+.

Pierre Cotton - Côte de Brouilly 2015 : (macération carbonique mais sols de pierres bleues ici) on retrouve le fruité du précédent, mais avec un côté minéral supplémentaire, plus de tension et plus de longueur. TB-.

 

Mas Pas Res (Languedoc) - Rosé 2015 : (cabernet sauvignon) bien fruité, assez frais, sur la framboise et la grenadine. B.

Mas Pas Res - Sur le Pouce 2015 : (grenache, carignan, macération carbonique) vin de soif, léger, mais une bonne matière quand même, peu de tannins, belle fraîcheur, juste un peu court. B+.

Mas Pas Res - 2012 : (syrah et merlot) bien plus puissant, confiture de fruits noirs, chocolat, tannins présents mais de qualité, ne fait pas spécialement nature non plus, assez long. TB-.

 

Mylène Bru (Languedoc) - Lady Chasselas 2015 : vin particulièrement gras, floral, quelques notes de poire mais manque un peu de fruit et de tension. J’ai toujours eu du mal avec le chasselas… B.

Mylène Bru - Far Ouest 2014 : (grenache, carignan, syrah, cinsault) beaucoup de fruits dans cette cuvée, rouges comme noirs, des tannins soyeux, très frais, assez long, ne fait pas spécialement nature. Excellent, le vin du salon probablement. TB.

Mylène Bru - Karm 2013 : (tempranillo) Plus puissant et beaucoup plus tannique que le précédent même si les tannins sont plutôt de bonne qualité, plus chaud, fait un peu plus « vin nature », à attendre absolument. B.

Mylène Bru - Rita 2012 en magnum : (carignan) vin assez puissant, très marqué fruits rouges, très frais, tannins soyeux là aussi, beaucoup de longueur. TB.

far ouest

 

La Sorga (Languedoc) - Qué va piano : (pétillant naturel 100% mauzac jaune) bulle au nez assez mûr, mais très sec et citronné et bouche, des notes pas très nettes de vernis gâchent l’ensemble. B-.

La Sorga - L’intravineuse : (majorité mauzac) blanc sec, citronné, floral, assez tendu, gâché par les mêmes notes de vernis. B-.

La Sorga - L’esprit Attila : (2014 ? syrah, grenache, carignan, alicante) vin ultra fruité, avec des notes de violette, bouche juteuse, tannins imperceptibles, très fraîche, du vrai jus de fruit. TB.

 

Pacina - Toscana bianco La Cerretina 2014 : (malvasia et trebbiano) couleur presque ambrée, nez de fruits mûrs, légèrement oxydatif, comme un vin de paille, la bouche est sèche, tendue, peut-être une légère macération pelliculaire, agrumes et notes oxydatives. Assez long. TB-.

Pacina - Toscana Il secondo 2014 : (jeunes vignes de sangiovese) sur les fruits rouges, tannins très présents et secs. B-.

Pacina - Toscana 2011 : (VV de sangiovese) plus puissant que le précédent, très tannique mais les tannins ne sont pas secs ici, plus confituré, assez mûr mais sans tomber dans la lourdeur, très long. Beau potentiel. TB-.

pacina toscana bianco

 

Podere Orto - IGT Lazio Trivium Rosso 2013 : servi trop chaud, un peu de réduction, il m’a paru très puissant et épicé. B-.

 

Barranco Oscuro (Espagne, proche de Grenade) - Salmonido : (rosé de pinot noir) rosé assez foncé, léger, légèrement grillé et épicé. B.

Barranco Oscuro - El Pino Rojo 2014 : (pinot noir) très belles notes de fruits rouges, un peu plus chaud et épicé qu’un bourgogne, mais une bonne acidité, de la finesse et de la longueur. TB.

Barranco Oscuro - Rubaiyat 2011 : (syrah) robe très noire, fruits noirs, épices, bonne acidité, mais trop de volatile gâche l’ensemble. B-.

Barranco Oscuro - Garnata 2011 : (grenache) très fruité, fruits rouges confiturés, tannins présents mais de belle qualité, les 15% ne se sentent pas, bonne acidité. TB.

Barranco Oscuro - 1368 Cerro Las Monjas 2005 : (grenache, cab sauv, cab franc, merlot) nez brioché, tabac, sous-bois, un peu « bordelais », pas trop mon truc. Bouche avec une belle matière, des tannins fondus. B+.

barranco oscuro garnata

 

Aurélien Lefort (Auvergne) - Les épines à quoi servent-elles ? : un producteur vivement recommandé dans la RVF spécial millésime 2015 dont les vins sont difficiles à trouver : 600 et 800 bouteilles pour les cuvées qui vont suivre, tout est déjà vendu bien sûr. (Gamay, 2015, une partie non égrappée puis élevage court en vieilles barriques de 600L) Celui-ci fait bien vin naturel, il est servi un peu chaud malheureusement, beaucoup de petits fruits rouges, peu de tannins, très léger, de la matière, mais un côté colle/plastique le rend désagréable. B-.

Aurélien Lefort - Sérum : (gamay 2015) servi trop chaud aussi, il a plus de matière que le précédent, plus poivré (terroir volcanique), mais encore plus marqué colle/plastique. B-.

 

Marie et Vincent Tricot (Auvergne) - Rosé 2015 : rosé foncé, assez vineux, fruité, perlant. Pas mauvais, mais loin du niveau de leurs blancs ou de leur vin de paille, malheureusement déjà épuisés. B.

 

P. Bouju La Bohème (Auvergne) - Festejar : (bulle rosée de gamay et de pinot, 2015) une bulle que j’avais déjà goûtée récemment, cette fois-ci aucune réduction, c’est très gourmand, légèrement sucré, plein de fruit. TB.

 

Samuel Boulay (Rhône) - Rapapeo 2015 : (viognier et roussanne) aromatique de viognier, abricot, fleurs, assez gras, perlant, un côté colle/plastique. Moyen.

Samuel Boulay - Fricheti 2015 : (multicépages rouges) très marqué colle aussi. Moyen.

Samuel Boulay - Les Esprits 2015 : (syrah) assez noir et tannique, encore serré, pas le côté colle cette fois-ci, un peu jeune mais bon potentiel. B+.

 

Daniel Sage (Rhône) - Grange Bara : (syrah ?) servi trop chaud et sans le vigneron donc à regoûter dans de meilleures conditions, nez sur la cerise aigre, notes balsamiques, bouche légère, acidulée. B.

Daniel Sage - Nyctalopie : (gamay) servi trop chaud, couleur rose foncé, nez de rosé sucré mais bouche sèche, quasiment sans tannins, facile mais très court. B-.

Daniel Sage - La voix du Périscope : (viognier) servi trop chaud aussi, viognier assez gras, épicé, un peu vernis. B-.

daniel sage periscope

 

Jean Ginglinger - Pinot blanc 2015 : très frais, citronné, floral, vif, Il me rappelled les pinots blancs de Louis Sipp. TB-.

Jean Ginglinger - Riesling 2015 : le nez fait un peu brioche, bouche citronnée, on reconnait mal le Riesling, très belle tension. TB-.

Jean Ginglinger - Riesling oxydatif 2014 : l’oxydatif est légèrement marqué surtout par des fruits secs, très belle tension et longueur. TB.

Jean Ginglinger - Pinot Gris 2014 : très gras et un peu lourd, épicé, peu fruité. B-.

Jean Ginglinger - Pinot Gris Steiner 2013 : aromatique du precedent, mais plus tendu, plus long. B+.

Jean Ginglinger - Gewurz Réserve 2014 : le nez fait penser à une VT avec des fruits mûrs, un peu de rose et de litchi mais bouche sèche et tendue plus sur les agrumes, moins variétal. TB-.

Jean Ginglinger - Gewurz Steiner 2013 : il fait plus nature que les autres, l’aromatique fait penser à un vin orange mais pas de macération pelliculaire pourtant, de la mirabelle, de l’orange confite, de la noisette, très belle tension, original et surtout très bien fait. TB.

 

Petite conclusion sur les vins natures, mais qui n'a fait que confirmer mes premières impressions : on peut trouver des vins exceptionnels, plus fruités, plus frais et plus gouleyants que les vins sulfités comme on peut trouver des vins vraiment pas nets avec du vernis, de la volatile, de la colle... Les différences d'un vin à l'autre, mais aussi d'une bouteille à l'autre sont énormes. Certains vins font vraiment natures, d'autres pas du tout. Mais comme pour les vins sulfités on remarque que certains vignerons maitrisent parfaitement leur technique (Mylène Bru, Jean Ginglinger...) et d'autres non.

Enfin reste à savoir si le vin nature permet mieux de faire ressentir le terroir (le sol) que les vins sulfités. Question complexe... Ce que je remarque pour l'instant c'est que les vins de certains producteurs non natures semblent tous boisés et standardisés, impossible de sentir le terroir caché derrière. Ce n'est pas le cas de tous bien heureusement. Et certains producteurs natures font des vins bien différents en fonction du terroir uniquement (Pierre Cotton par exemple, pourtant en macération carbonique !) mais malheureusement ce n'est pas le cas de tous non plus...

 

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25 mai 2016

In Vin Bio Veritas 4

Benoît Lahaye

Champagne Violaine : (2011, 50% chardo 50% pinot noir, zéro dosage) champagne très frais, vif et acidulé, tendu, minéral, notes de pomme et de citron, longueur moyenne. TB.

Champagne Blanc de Noirs : (2012, extra brut 4,5gr) un cran au-dessus du précédent, très beau nez agrumes, légèrement brioché, fruits secs, bulles très fines, bouche tendue, mais avec la rondeur qu’il manquait au précédent, finale longue et salivante. Grand vin. La bouteille du salon pour moi. TB++.

benoit lahaye

 

Philippe Delesvaux

Anjou Feuille d’or 2014 : on retrouve l’esprit du 2012, beau fruité classique du chenin (poire, coing), de la matière et de la tension. TB.

Anjou Feuille d’or 2013 : style oxydatif (parfaitement assumé par le producteur), sur la noisette, un peu de caramel que je n’avais pas senti l’année dernière. Toujours pas mon style. B-.

 

Ansodelles

Etincelles : (effervescent rosé 100% cabernet franc) rosé clair, style sec, très vineux (trop ?), il fait penser à certains champagnes rosés qui recherchent la vinosité, bonne acidité. Très intéressant. B+.

Bourgueil Rencontre 2014 : (sols sables et graviers) un peu de réduction, tannins légers, on sent le côté un peu vert qui me gêne souvent dans les cabernets francs, même si c’est léger. B.

Bourgueil Rencontre 2015 : beaucoup plus mûr que le précédent, beaux fruits noirs, plus de matière, les tannins sont encore un peu trop présents mais le vin vient juste d’être mis en bouteille. Un gros cran au-dessus du 2014. Très prometteur. TB-.

Bourgueil Conversation 2014 : (sols argile et calcaire) Il a la maturité de Rencontre 2015 avec des notes florales en plus, encore plus de matière, tannins de qualité qui doivent se fondre encore un peu. Plus de longueur que le précédent. Cette cuvée en 2015 promet. TB. (Belle découverte que ce tout jeune domaine qui malheureusement a été gelé à 90% en 2016…)

ansodelles

 

David Large

Beaujolais blanc Dos argenté 2014 : (élevage cuve) chardonnay vif et sur le fruit (pomme granny, agrumes), simple, facile et sympa, finale courte. B.

Beaujolais Nelson 2015 : beaujolais très fruité, croquant, léger, aux tannins souples, on sent quand même une belle maturité due au millésime. TB.

Beaujolais Suprême Côte de brouillard 2015 : aromatique très étonnante pour un vin rouge de bonbon à la pêche au nez comme en bouche, bouche avec un peu plus de matière et d’acidité que Nelson, tannins souples là aussi. TB.

Beaujolais Nazareth 2014 : on passe sur une couleur plus toilée, des arômes kirschés, ni très frais ni gourmand, millésime plus compliqué. B-.

 

Machard de Gramont

Bourgogne blanc 2014 : chardonnay assez gras et fruité, léger beurré, manque un peu de tension. B.

Orange de Vergy 2015 : (100% aligoté, macération pelliculaire d’un mois) première expérience de ce vin orange, couleur plutôt rose pâle, le nez fait plutôt vin nature, avec des notes de pomme blette, cire, fruits secs, bouche assez différente, sur les agrumes avec des tannins bien présents. Assez long. Déroutant. B+.

Bourgogne rouge grands chaillots 2014 : plus de matière, un peu plus tannique que le 2013 goûté l’an dernier, moins d’acidité, plus marqué fruits rouges et moins groseille/grenadine, plus classique, ça reste un style assez fin. TB.

Nuits-saint-georges Vallerots 2013 : il s’est encore amélioré depuis l’an dernier, il donne l’impression d’avoir plus de matière et de longueur, toujours sur un style fin et léger, aromatique sur la cerise et la violette. TB+.

 

La Ramaye

Clos rayssac 2014 : (Vin de France, fait sur Gaillac, duras, prunelard, fer servadou) encore un peu trop de gaz, vin assez léger et fin, sur les fruits rouges. B-.

Vrille 2013 : (braucol, prunelard, duras) très réduit, tannins encore trop serrés. Moyen.

Combe d’Avès 2010 : (duras, fer servadou) un peu moins réduit que le précédent, grosse matière, tannins bien présents mais de qualité, à attendre encore. B.

Combe d’Avès 2009 : beaucoup de gaz, moins tannique que 2010, moins de matière. Moyen. Aucun vin du domaine (pourtant encensé par la RVF) ne m’a plu, la déception du salon pour moi.

 

Clos Lapeyre

Jurançon sec 2015 : beaucoup de fruits, agrumes et fruits exotiques, vif, frais, un peu simple mais efficace. TB-.

Jurançon vintage vieilh 2012 : plus de gras et de rondeur que le précédent, fruité moins immédiat, boisé bien intégré, un peu brioché et noisette, plus de tension et de longueur. TB-.

Jurançon mantoulan 2010 : encore un peu d'élevage mais ça commence à bien s'intégrer, beaucoup de matière, gras mais aussi très tendu, sur les agrumes,un peu brioche et noisette, épices, à attendre encore un peu. TB.

Jurançon moelleux 2015 : aromatique classique du manseng sur l'ananas surtout, avec une belle tension, finale salivante qui donne enviie d'y retourner. Proche du Costat Darrer 2012 de Camin Larredya bu récemment. TB.

Jurançon La Magendia 2013 : (88gr SR) un peu plus concentré que le précédent, beaucoup d'acidité et de fraîcheur là aussi, petit côté brioché. Très bon, mais je le vois pas aller aussi loin que 2001 et même 2004 de la même cuvée. TB+.

Jurançon Vent Balaguer 2009 : (160gr SR, raisins vendangés fin novembre-début décembre puis mis sur clayettes environ 3 semaines) belle couleur ambrée, très beau nez sur l'abricot sec, la figue, le miel, fruits exotiques, texture sirupeuse, long et frais. Grand liquoreux. TB++. Coup de chapeau au domaine dont toutes les cuvées sont très réussies.

lapeyre

 

La Colombière

Blanc Les Jacquaires 2015 : (loin de l'oeil, mauzac) expressif, fruits exotiques typés Côtes de Gascogne, simple, un peu court. B.

Fronton Vinum 2014 : léger, tannins souples, sur le fruit, simple, un peu court mais sympa là aussi. B.

Fronton reserve 2014 : plus puissant, plus de matière, plus de fruits noirs, des épices, poivre, pointe végétale emmenée par le cabernet. B+.

 

Paul Barre

Leeloo 2015 : belle entrée dans la gamme, sur un fruité assez croquant, léger, quelques tannins quand même. B.

Fronsac Château La Grave 2013 : là aussi c'est frais, assez léger mais tannique, aromatique étonnante sur les agrumes, les fruits secs, un peu briochée. B+.

Fronsac Château La Grave 2014 : beaucoup de fraîcheur encore, des fruits croquants (cerise surtout, fruits rouges), les tannins doivent se fondre encore un peu mais ils sont de belle qualité. TB.

Canon-Fronsac La Fleur cailleau 2012 : style très différent des Fronsac, plus "bordelais", cèdre, cassis, poivron, tannins encore serrés. Il garde quand même la fraîcheur des précédents. Beau potentiel mais moins mon style. TB-.

Canon-Fronsac La fleur Cailleau 2011 : proche du précédent, un peu plus de fruit, moins concentré, les tannins ressortent un peu plus. B+.

paul barre

 

Mas Casalas

Côtes du Rhône Pirouette rosé 2013 : assez léger, fruité, frais. B.

Coup de pied à la lune 2014 : beaucoup de fruit, très gourmand, frais, assez léger, peut-être plus proche d'un beaujolais que d'un rhône sud. TB.

Coup de pied à la lune 2011 : un peu de gaz, vernis à ongle... Moyen.

Ma rêveuse 2011 : plus marqué fruit noir et grenache, belle matière, tannins bien présents qui doivent se fondre encore un peu, frais. Bon potentiel. TB-.

 

Alain Voge

Les bulles d’Alain Saint-Péray 2011 : peu aromatique, bulle un peu grosse, fraîcheur apportée par l’amertume plus que par l’acidité. B-.

 

Les Eminades

Montmajou 2014 St Chinian blanc : (grenache blanc, marsanne) blanc vif et tendu, belle fraîcheur, un peu de gras, sur la poire, les agrumes, notes florales au nez, légers amers en finale. TB.

 

Clos Signadore

Patrimonio A Mandria 2014 : (100% niellucciu) beaucoup de fruits (fruits rouges), un peu de cacao et d’épices, très frais, assez léger, avec des tannins quand même bien présents. TB-.

Clos Signadore 2012 : (100% niellucciu) on garde la fraîcheur du précédent, plus de matière, un petit côté brioché, tannins encore trop présents mais de qualité, plus de longueur, à attendre encore un peu. Beau potentiel. Peut-être un peu cher (45€) surtout par rapport au précédent. TB-.

signadore

 

Vincent Wallard

Malbec Mendoza 4 Manos 2011 : (vinifié par V. Wallard) encore beaucoup de gaz, arômes kirschés, impression d’un vin un peu sucré, léger, mais pas en place. Moyen.

Bodega Cecchin Mendoza Carignan 2012 : (vin de la famille Cecchin, importé par V. Wallard) vin gourmand, sur le cacao, les fruits noirs, tannins souples, un peu trop sucré et manquant un peu d’acidité à mon goût. B.

Bodega Cecchin Graciana 2011 : tannins plus présents que sur le carignan mais de qualité, plus puissant, sur des fruits rouges bien mûrs, des épices, plus de longueur. B+.

Sémillon Hulk Via revolucionaria 2014 : (produit par M. Micelini, importé par V. Wallard) fruité classique du sauvignon, un peu de miel, vin sec, manquant de tension. B-.

 

Cidredrie du Vulcain

Cidre Trois pépins sec 2014 : (pomme de fer, poire maude et coing vranja) cidre très sec, dans lequel aucun des trois fruitsne domine ce qui lui apporte de la complexité, amers nobles en bouche, sensation presque tannique, belle longueur. Un vrai cidre de gastronomie. TB+.

Cidre de Fer sec 2015 : (pomme de fer) mis en bouteille tout récemment, il semble presque demi-sec, bulle fine, sur la pomme acidulée. TB.

Transparente demi-sec 2014 : (pommes diverses dont la Transparente de Croncels) un côté plus fermier que le précédent, pomme un peu plus mûre et moins acidulée, pas trop sucré, bulle fine là aussi. B+.

Poiré sec 2009 : (dégorgé en 2016) moins sec que Trois Pépins, bulle encore plus fine que dans les précédents, notes de poire et aussi un côté "tertiaire" difficile à décrire, métallique ? minéral ?, belle longueur. TB+.

Poiré de glace Botsi 2013 : (10% vol. 80gr SR) belle texture sirupeuse, il fait un peu plus que 80gr SR, sur la pomme et la poire bien mûre, la fraise très mûre, mais ça manque d'acidité par rapport aux cidres. B. Très belle gamme, avec plusieurs cuvées largement au niveau de l'Argelette de Bordelet.

 

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25 octobre 2015

Soirée vins d'exception

Ramonet - Puligny-Montrachet "Les Enseignères" 2002 : couleur or pâle, très beau nez, avec de l’ananas, un peu de mangue, un léger côté beurré bien fondu. La bouche fait encore jeune pour 2002, elle est toute en finesse, d’une grande élégance, ananas, citron, beurre, fruits jaunes, juste ce qu’il faut d’acidité derrière. Très facile à boire. Seule la finale un peu courte m’empêche de partir sur un grand cru. Superbe vin. TB+.

ramonet

Comtes Lafon - Volnay 2002 : robe assez foncée pour du pinot, légèrement évolué. Nez épicé, avec de la fraise écrasée, de la cerise noire que je place plutôt en Rhône sud. Avec l’ouverture il pinote un peu plus. Bouche fine, légère, tannins parfaitement fondus, beaucoup de fruits, très frais et très facile, encore jeune pour 2002. Longueur moyenne, même si là aussi c’est du Village de haut niveau. TB.

volnay lafon

Grange des Pères - Blanc 2004 : robe or profond, nez puissant, très beurré et boisé, avec du miel, de l’abricot, de la pêche qui m’évoque un chardonnay de Bourgogne sur une année chaude avec un élevage trop appuyé. Bouche puissante, très grasse et beurrée, fruits très mûrs, miel. Finale très longue, quelques épices, un peu alcooleuse. Peu de plaisir pour moi (encore une fois avec GdP blanc) même si ce n’est pas un mauvais vin, loin de là. Il va souffrir de la comparaison avec les autres vins de la soirée. B.

gdp blanc

Leflaive - Chevalier-Montrachet 2006 : couleur or, nez sur les agrumes, la noisette, légèrement beurré et brioché, quelques fruits exotiques dans le fond. La bouche est puissante, grasse, on pense au Rhône, citronnée, briochée, un peu de noisette et de noix dans le fond, bonne acidité, il fait plus évolué que le Ramonet. Finale très longue. On a ici la longueur qu’il manquait au Puligny. Grand vin. TB++.

chevalier montrachet

Clos Rougeard - Saumur-Champigny "Le Bourg" 2001 : robe grenat, contours tuilés. Nez sur le café, le poivron, la terre, un peu de fruit mais en retrait. C’est un peu trop vert à mon goût. Mieux en bouche, très bonne matière et des tannins de superbe qualité, moins de poivron, un peu de fraise et de fruits noirs. Bonne longueur. Bon vin mais pas trop à mon goût. TB-.

rougeard

Château Margaux – Margaux 1998 : couleur sombre, encore très jeune. Nez sur les fruits noirs, bois précieux, boîte à cigare et toutes les épices qui vont avec, très noble. Bouche toute en finesse, à la fois complexe et très facile à boire, tannins de velours, bonne matière, du cassis un peu confituré et gourmand, de la fraîcheur. Très élégant, ça n’en met pas plein la vue mais tout est là à la bonne place. Pour chipoter la finale est longue mais pas autant que celle du Chevalier ou du Richebourg. Grand vin. TB++.

margaux

Domaine de la Romanée-Conti - Richebourg 2005 : couleur rubis foncé, nez très marqué par la rose fanée, pivoine, fruits rouges et noirs, dans le fond menthol, épices… Bouche très fine, élégante, aux tannins parfaitement fondus, de la matière, de l’acidité, de la gourmandise avec des fruits légèrement confiturés, de la fraîcheur avec la rose, la pivoine. Là aussi comme pour le Margaux, c’est un vin très facile à boire et évident, pour lequel il est difficile de se retenir pour en apprécier la complexité. Tout est là, à la bonne place. La longueur est remarquable, le vin garde son élégance jusqu’au bout. Exceptionnel.

richebourg

Jean-Louis Chave - Hermitage Blanc 2008 : difficile de passer derrière le Richebourg DRC, mais on change évidemment de style. Robe dorée, nez miellé, beurré, me fait penser à un chardonnay, beaucoup de fruits jaunes. Bouche puissante, tendue, citronnée, miel, fruits jaunes, grosse matière. Finale de très bonne longueur. Superbe vin. TB+.

chave

 

Huet - Le Mont Moelleux 1973 : robe or, nez avec beaucoup de coing, de l’ananas beurré. Bouche sur le coing aussi, mais un côté champignon gênant. Quasiment plus de sucre en bouche. Manque de gourmandise. Ca me semble un peu trop tard pour le boire. Moyen.

 

Quinta do Vesuvio - Vintage Port 2008 : robe noire, contours violets. Nez très marqué cassis, confiture de mûre, chocolat. Bouche gourmande, sucrée, puissante mais les 20% d’alcool sont bien intégrés, les tannins déjà fondus. Finale longue, encore un peu jeune. C’est bon en l’état et ça devrait être terrible dans 20ans. TB.

vesuvio

 

Hydromel sec Miellerie des clauses Pays d’Oc 14% : très marqué par le miel et la cire d’abeille. Bouche sèche, qui mériterait un peu de sucre. Un peu astringent. Pas terrible.

 

Chartreuse jaune Tarragone 43% (1973) : très bonne texture épaisse et huileuse, plus puissante que la Verte VEP, moins sucrée et moins poivrée, plus complexe et plus longue. TB.

chartreuse

 

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28 août 2015

RVF et B&D 2016

Guide vert RVF 2016

Toujours une excellente présentation, peu de surprises, pas de gros changements, les « grands » sont toujours en tête, mais il n’y a aucune raison de tout révolutionner non plus. On reste sur la ligne de conduite des années précédentes, avec une grande reconnaissance aux petits domaines bio et biodynamique. Petit bémol : pas beaucoup de nouveaux (quelques-uns quand même comme le Clos de l’Ecotard de Michel Chevré), mais le guide rouge des bonnes affaires permet de combler ce manque.

 

Les promus de l’année

RVF promus

 

Vignerons de l’année par région : Barmes-Buecher, Pichon baron, La Vougeraie, F. Bedel, Labet, Aupilhac, Collier, Pradeaux, S. Ogier, Bru-Baché.

 

Meilleures notes en blanc :

20/20 chez d’Auvenay, Coche-Dury, Yquem, Gauby.

19,5/20 chez Krug, Marc Colin, Comtes Lafon, Leroy, Coche-Dury.

19/20 chez Weinbach, Mann, Zind-Humbrecht, Fargues, Vougeraie, DRC, Sauzet, Leflaive, d’Auvenay, Salon, Jacquesson, Pol Roger, Gosset, Drappier, Peyre rose, Roc des anges, Domaine de Rancy (Rivesaltes 1955), Simone, Richard Leroy (Montbenault 2013), Huet (Mont 1e trie 2005), Rayas.

18,5/20 chez Chave, Huet, Pinard, Ganevat, Macle, Puffeney, Tissot, Agrapart, Larmandier Bernier, G. Laval et autres grands champagnes, grands crus bourguignons…

18/20 Vernay (Vernon 2013), Plageoles (Vin de voile 2000), Ardoisières, Larredya, Joliette, Ogereau (Bonnes blanches), Chidaine, F. Cotat, Roches neuves, Huet, Collier (Charpentrie), Soucherie (Clos Perrières 2010), Morgat (Fidès), Boudignon (Savennières Fougeraies 2013), Bernaudeau (Nourrissons 2013), Mélaric (Cerisaie moelleux), Clos Naudin, grands crus bourguignons…

 

Meilleures notes en rouge :

20/20 grands crus bourguignons seulement, chez d’Auvenay, Leroy, Duband (Chambertin GC).

19,5/20 grands crus bourguignons seulement, chez Dugat-Py, Rousseau, Trapet, Ponsot, DRC, Hudelot-Noëllat, Leroy, Vougeraie.

19/20 chez Petrus, Las Cases, Groffier, Rousseau, Mugnier, Rouget, Damoy, Perrot-Minot, Terres de Fagayra (Maury 1955).

18,5/20 chez Labet, Peyre Rose, Roches neuves, Gauby, Rayas, Jamet, grands crus bordelais et bourguignons dont T. Liger-Belair (Richebourg 2013), C. Dugat (Chapelle et Griotte 2013)…

18/20 chez Danjou-Bannessy, Clos du rouge-gorge, Vial Magneres, Ermitage du pic st loup, Les Soulanes, Tempier, Pinard, Rougeard, Vieux donjon, Bosquet des papes, Vieux telegraphe, Eddie Feraud, S. Ogier, Guigal (La turque), Chapoutier, grands crus bordelais et bourguignons…

 

 

B&D 2016

Malheureusement même présentation que l’an passé, pas très claire, trop colorée, des commentaires sur les vins « coups de cœur » uniquement mais aucun mot sur les autres vins, pas de sommaire avec les promus ou les meilleures notes de l’année, toujours une ligne de conduite qui privilégie des grosses maisons, des notes qui s’envolent une année pour lancer un domaine mais qui baissent beaucoup l’année suivante. Deux bons points quand même par rapport à la RVF : le système de code pour avoir accès aux notes des années précédentes, plus de (nouveaux) domaines.

Alsace : peu de surprises, meilleures notes chez L. Beyer SGN Pinot gris 2008, Deiss Altenberg 2012, Mann, Trimbach, Tempé Mambourg Gewurz S SGN 2003, Weinbach Altembourg PG Quintessence de grains nobles 2010.

Beaujolais : meilleures notes chez Desvignes, Desjourneys, Piron. Derrière Rottiers et Thillardon suivent de près. Entrée du domaine des Cadoles (Brouilly).

Bordeaux : progression de l’année pour Dufort Vivens, les « super bordeaux » (bordeaux non classés, de petites appellations excentrées, et bon marché) en tête d’affiche : domaine de l’A, clos Manou, Reignac, Fleur de Bouard, Clos des baies, les Eyrins….

Bourgogne Côtes de nuits : peu de changements, quelques vins bien notés chez Arnoux-Lachaux, B. Clair, Comte Liger-Belir, Leroy, Groffier, Faiveley, D. Laurent, Ponsot, Trapet mais aussi Eugénie, Taupenot Merme, JP et M. Guyon, Harmand Geoffroy, P. Leclerc.

Bourgogne côtes de beaune et côte chalonnaise : Blain-Gagnard, Bruno Colin, Dancer, domaine des Croix, La Maltroye, Thomas Morey, Remoissenet côtoient les habitués, d’Auvenay, JM Boillot, H. Boillot, Comtes Lafon, B. du Martray, Joblot, Dureuil-Janthial…

Champagne : parmi les grands on trouve aussi Gatinois, Didier Doué, Penet-Chardonnet.

Corse : apparitions du domaine San-Micheli et du clos d’Alzeto.

Jura : meilleures notes chez Ganevat, Tissot, Labet. Nouveaux : domaine des Miroirs, domaine du Pélican, caveau de Bacchus.

Languedoc-Roussillon : Mas Jullien, Peyre rose, Montcalmès, Gauby en tête, Les amants de la vigneronne, P. Vaïsse, et Berta-Maillol (Banyuls) progressent.

Provence : domaine des Trois Filles (Bandol 2013) aux côtés de Tempier, Trévallon…

Savoie : le Cellier des Cray et la Combe des Grand’vignes côtoient Belluard…

Sud-Ouest : apparition d’Ameztia (Irouléguy), Château Kalian (Monbazillac) et Clos Troteligotte (Cahors). Cahors vignoble de l’année.

Loire : les révélations de l’année, V. Delaporte (Sancerre), Florian Roblin (Giennoix), Gunter-Chéreau (Muscadet). Beaucoup de bonnes notes à Vouvray chez M. Cosme (cuvée les Promenards), F. Cosme (cuvée coup de fougue), domaine de la Fontainerie, domaine du Margalleau, Alexandre Moumousseau-Châteu Gaudrelle, Pinon, Alain Robert et sur Jasnières Domaine de la roche bleue.

Rhône : révélations de l’année, Levet (Côte-Rôtie), Amadieu (Gigondas), La Ligière (Beaumes et Vacqueyras). Passent à 4* apparemment : Santa duc, château des tours, la gardine, Raspail-Ay, Pallières, Montirius, St Préfert, Gourt de Mautens.

 

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26 juin 2015

Soirée vins prestige cave Malleval

Tous les vins ont été dégustés dans des Riedel Vinum Tempranillo, étiquette découverte.

 

Krug Champagne Brut 2000 : (50% chardonnay, 50% PN) couleur or pâle, peu de bulles visibles. Nez légèrement brioché, avec beaucoup d'agrumes, un peu de coing et de noisette, très élégant même si l'aromatique n'a rien d'extraordinaire. Bouche sublime, bulles ultra-fines, beaucoup de fruits frais, agrumes surtout, pas très vineux pour du Krug, mais plutôt sur une très belle tension minérale. Finale très longue, citronnée, saline, avec quelques épices, qui montre à quel point un champagne est bel et bien un vin blanc. Ca commence très fort. Note : 19/20.

krug 2000

 

Faiveley Corton-Charlemagne 2005 : couleur or, nez élégant légèrement beurré et lacté, quelques notes grillées, mentholées, puis avec l'ouverture de plus en plus citronné même si dans l'ensemble ça manque un peu de fruit. Bouche assez puissante, très belle matière, texture soyeuse, élevage présent mais parfaitement intégré, beurre, citron et agrumes avec l'ouverture, ainsi que des notes florales, bonne acidité dans le fond. Finale longue, avec quelques notes de fruits secs. Un vin très bien fait, tout est là sans que rien ne domine, mais il lui manque un brin de folie et de charme (peut-être encore un peu jeune ?), surtout comparé au suivant. Note : 18,5/20.

faivelay corton charlemagne

 

D'Auvenay Meursault 1er Cru Les Gouttes d'or 2004 : couleur or pâle, un peu trouble. Le premier nez est très grillé, avec un peu de cacahuète, mais avec l'ouverture ça s'estompe un peu et beaucoup de choses apparaissent derrière : citron, gingembre, abricot, beurre, notes florales. Bouche massive, très concentrée, avec une grosse tension, du poivre et du gingembre qui la rendent très vive, beaucoup de citron, de fruits jaunes. Finale interminable, portée très loin par l'acidité et son côté épicé. Très grand vin, d'une énergie incroyable, qui a complètement éclipsé le Faivelay. Je n'ai pas été trop gêné par le côté grillé que je crains habituellement, mais il était soi-disant peu prononcé pour du d'Auvenay. Note : 19,5/20.

meursault goutte sd'or

 

Comte de Vogüé Bonnes-Mares 2002 : rubis foncé, un peu évolué et trouble. Nez sur le noyau de cerise, le sous-bois, la terre, un peu de rose et de fraise sucré, assez envoûtant. La bouche fait plus jeune que le nez, moins de traces d'évolution, beaucoup de puissance, et malheureusement un peu d'alcool, des tannins parfaitement fondus, soyeux, fruits mûrs, cerise et fraise surtout. Bonne longueur, mais le côté légèrement alcooleux dérange un peu. Note : 17,5/20.

 

Leroy Romanée-Saint-Vivant 2007 : robe rubis, trouble. Le premier nez est réduit, fumé, mais l'odeur part après une bonne agitation du verre. On trouve des notes de rafle, (ronce, pivoine) rose, et plein de petits fruits rouges. La bouche est un cran au-dessus, très florale, sur la framboise, les fruits rouges, beaucoup de finesse, on n'est pas sur un vin qui en met forcément plein la vue comme le Meursault de D'Auvenay mais c'est une d'une buvabilité déconcertante. Les tannins sont présents mais parfaitement fondus, une très belle acidité soutient le vin pendant longtemps. Finale très longue. Grand vin, qui me rappelle un peu le style de Clavelier (peu de soufre ?). Note : 19,5/20.

leroy romanee saint vivant

 

Petrus Pomerol 2003 : robe grenat, nez de fruits rouges très mûrs, un peu sucrés, du cassis, du zan, un côté balsamique, élevage bien intégré, encore très jeune et sur le fruit. Moins bien en bouche, assez puissante, pas forcément une très grosse matière, fruits très mûrs, manque de fraîcheur et d'acidité, on sent vraiment le millésime solaire. Les tannins semblent bien fondus à l'attaque, mais un poil secs sur la finale. Pas une grosse longueur. Sans être mauvais, tout le monde est déçu autour de la table, les cavistes nous disent avoir très bien goûté 2004 et d'autres millésimes récemment. Pour eux le problème vient de 2003. Le fait de passer derrière Leroy ne l'a sûrement pas aidé non plus. Note : 16,5/20.

petrus 2003

 

Yquem Sauternes 1996 : couleur or profond, déjà évoluée. Superbe nez très marqué agrumes, oranges confites, mandarine, avec du safran, du caramel, un peu d'ananas. Bouche assez puissante, toujours sur les agrumes, un peu plus confits désormais, du caramel, léger manque d'acidité à mon goût. Finale longue, avec des amers nobles, beaucoup d'orange confite, des épices. Après un nez magnifique, comme souvent sur Sauternes je trouve qu'il manque un peu d'acidité, même si ça reste dangereusement buvable. J'avais légèrement préféré 1997, qui sans être plus acide était plus concentré, plus sur les fruits jaunes avec moins de caramel et d'amertume. Note : 17,5/20.

 

 

Quelques extras pour finir : Toro Albala PX 1986, puissant, moins sucré que le 1985 bu récemment, moins sur le pruneau, moins gourmand, mais plus complexe peut-être, sur le pain grillé et le café. Cognac Tesseron Lot 53 XO Perfection 40%, très beau nez de fruits secs, frangipane et d'épices, bouche assez puissante pour du 40%, finale épicée. Chartreuse verte VEP 54%, beau nez, poivrée en bouche, peut-être un peu trop sucrée, mais les 54% sont parfaitement intégrés.

 

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10 juin 2015

RVF Millésime 2014

Résumé du dernier numéro de la RVF sur le millésime 2014

Dans l’ensemble, 2014 est un millésime tardif, qui s’annonçait mal jusqu’à la mi-août mais qui finalement ne s’en est pas si mal tiré grâce au beau temps de la fin-août et du mois de septembre. Les vins se caractérisent souvent par de la fraîcheur, beaucoup de fruit mais un manque de profondeur, donc des vins à boire rapidement, non taillés pour la garde. La Loire est le grand vainqueur du millésime. A noter, la présence de drosophiles qui ont perturbé les récoltes dans la plupart des régions.

Alsace 

Millésime moyen, petite récolte à cause des drosophiles notamment. Les rieslings secs, sylvaners et pinots blancs s’en sortent un peu mieux. Les vins sont dans l’ensemble très frais, avec beaucoup de tension mais peu d’épaisseur. Pas de grosses surprises, meilleures notes (sur les échantillons dégustés par la RVF) chez Boxler avec la Sommerberg E, et chez Mann pour son Schlossberg.

 

Beaujolais 

Plutôt un bon millésime, surtout à Fleurie, Moulin-à-Vent et Côte-de-Brouilly (plus hétérogène sur Morgon), avec de la fraîcheur mais quand même un peu de matière. Tirent leur épingle du jeu :

Côte-de-Brouilly : Thivin, Laforest, Martray.

Fleurie : Vissoux, Villa Ponciago.

Morgon : Ch. Des Jacques, Dne des Marrans, Lucien Lardy.

MàV : Nadia et T. Janin cuvée « Domaine de l’Iris », Gérard Charvet, Le Nid-Famille Lardet.

 

Bordeaux 

Grâce à l’ensoleillement de septembre, le millésime est assez bon, mieux que 2013 en tout cas, notamment dans le Médoc, les Graves et le Sauternais. Plus compliqué en rive droite. En liquoreux Coutet, Fargues et Yquem obtiennent un 20/20, en rouge Haut-Bailly, Las Cases et Ducru-Beaucaillou côtoient ou dépassent les 1eGCC. En blanc sec, Smith Haut Lafitte est en tête.

 

Bourgogne 

La quantité est enfin présente après deux années (2012, 2013) de rendements très faibles. Les peaux sont arrivées à maturité sans que le degré d’alcool ne monte très haut, ce qui donne des vins mûrs, solides, sans le gras des années riches. Le millésime devrait être bon à très bon. En rouge NsG, Gevrey et Chambolle sont les appellations les plus prometteuses, les blancs de la Côte de Beaune s’en tirent bien aussi. Sans surprises, meilleures notes en rouge pour la Romanée Conti et les Musignys de Roumier et La Vougeraie. En blanc pour le Montrachet des Comtes Lafon et le Chevalier-Montrachet de Sauzet.

 

Champagne 

Très bons chardonnays légers et frais qui annoncent des blancs de blancs millésimés. C’est plus compliqué pour les pinots noir et meunier.

 

Corse

Belle année pour les vins rouges. Plus difficile en blanc.

 

Jura 

La catastrophe s’annonçait, notamment à cause des drosophiles, au final le millésime devrait quand même être bon, en blanc comme en rouge sur les trousseau et les pinots. Plus compliqué pour le poulsard.

 

Languedoc 

Beaucoup de fraîcheur, comme en 2012 et 2013, mais pas la même concentration qu’en 2013 malheureusement. Des vins frais, fruités, mais non taillés pour la garde. Corbières, Faugères, Pézenas, St-Chinian semblent au-dessus du lot. Les producteurs qui s’en sortent le mieux : La Baronne, Les Aurelles, L’Ermitage du Pic St Loup, Aupilhac.

 

Loire 

Une grande année s’annonce, comparée à 2010. De la fraîcheur et de la concentration en rouge, en blanc sec ou demi-sec (sauvignon ou chenin) mais peu de liquoreux. Pas très hauts en alcool, les vins se livreront assez vite, avec beaucoup de fruit, mais pourront aussi se garder. En haut du panier, beaucoup de producteurs connus et quelques petits nouveaux :

Fiefs Vendéens blancs : St Nicolas.

Muscadet : Pépière, Luneau-Papin.

Savennières : Domaine aux moines « roche aux moines ».

Saumur-Champigny : Rougeard, Roches Neuves.

Saumur blancs : Chevré « Ecotards », Roches Neuves « Clos romans ».

Bourgueil : Amirault, Bel Air, Chevalerie, Ouches, Aurélien Revillot.

Montlouis : Chidaine, Grange Tiphaine, Taille aux loups, F. Saumon.

Vouvray : Huet, Chidaine « clos baudoin ».

Jasnières : Bellivière.

Menetou-Salon blancs : Pellé, La clef du récit.

Sancerre : Boulay, Pinard, Mellot, Domaine du Pré Semelé.

Auvergne rouge : St Verny « basalte », et Yvan Bernard « Boudes ».

Côtes du Forez : F. Reumont, Verdier-Logel.

St Pourçain : Bérioles, Les terres d’ocre.

 

Provence 

Des vins sur le fruit là aussi, millésime plutôt moyen même si comme partout les bons producteurs s'en sortent toujours.

 

Rhône 

Millésime moyen, vins frais et légers, un peu comme 2008. Le Nord s’en sort mieux que le sud. Les Condrieu seront fins avec une bonne acidité.

 

Roussillon 

Bons vins rouges, fruités et mûrs et d’excellents VdN. En rouge Gauby, Matassa et Olivier Pithon en tête. Les Soulanes et les habitués en VdN.

 

Savoie

Récolte faible à cause des drosophiles. Mais de bonnes mondeuses en rouge, sur Arbin notamment, et de bonnes roussettes en blanc, sur Marestel surtout.

Mondeuses : Fils Charles Trosset, Fabien Trosset, Cellier de la Baraterie-Julien Vianon.

Roussettes : Cave du Prieuré Raymond Barlet.

 

Sud-Ouest 

Des rouges corrects, légers et sur le fruit, un peu mieux que 2013. En blanc de belles acidités en sec ou en liquoreux qui devraient donner un bon millésime sur Bergerac, Jurançon et Irouléguy en sec, Jurançon et Monbazillac en liquoreux. A suivre :

Rouges : Cosse Maisonneuve, Clos d’un jour.

Blancs : Arretxea, Plageoles « verdanel » en sec, Rotier, Clos Thou, Bru-Baché en liquoreux.

 

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