Propriété des héritiers de deux grandes familles, les Mähler-Besse et les Sichel, Palmer est dirigé par Thomas Duroux depuis 2004. Après quelques essais sur un hectare en 2008, sur 3 puis sur 30 hectares ensuite, le domaine est en cours de conversion en bio et en biodynamie pour l'ensemble de son vignoble depuis 2014 et devrait donc être certifié en 2017. Peu d'informations précises nous sont données sur la biodynamie à Palmer, mais heureusement on trouve des interviews sur le net (ici par exemple http://www.terredevins.com/actualites/chateau-palmer-chemin-vers-bio-ineluctable-les-grands-crus-classes/)

palmer chateau

 

Le domaine possède 55 hectares de vignes, disséminés un peu partout sur l'appellation Margaux. Sur la photo les vignes proches du château avec au loin l'église et à sa droite le toit du Château Margaux. L'estuaire de Gironde est à 900m environ. L'originalité de Palmer tient dans la forte proportion de merlot, près de 50%, inhabituelle pour la région, ce qui lui donne un style "fait d'opulence, de rondeur, avec un soyeux magnifique" (RVF).

P1060314

 

Les sols de Palmer sont majoritairement composés d'une couche de graves sableuses, puis d'une couche de graves argileuses et à nouveau d'une couche de graves sableuses. 

P1060317

 

Après un passage par le tri optique, les raisins sont directement montés par un système de poulie dans les 54 cuves (tronconiques pour les plus récentes, cylindriques pour les plus anciennes). Des levures sont ajoutées pour éviter le soufre avant l'entrée des raisins en cuves. L'extraction se fait grâce à plusieurs remontages par jour pendant 5 à 7 jours, pas de pigeages.

P1060322

 

Le chai des 2014. Les malo se font en barriques d'octobre à décembre environ. Alter Ego reste en fûts 18 mois, le grand vin 20 à 22 mois.

P1060321

 

Le chai des 2013, Alter Ego s'apprête à être embouteillé. Pour le grand vin on utilise 60 à 70% de fûts neufs, 30 à 40% pour Alter Ego, avec 6 tonneliers différents et des chauffes moyennes.

P1060325

 

L'Alter Ego a été renommé ainsi en 1998 pour montrer qu'il s'agit d'un autre vin, avec une plus forte proportion de merlot, plus vite accessible, et pas d'un second vin fait avec les jeunes vignes ou les moins bonnes barriques. En 2014, 45% de la récolte a servi pour l'Alter Ego.

Alter Ego 2011 : (48% merlot, 37% cabrnet sauvignon, 15% petit verdot) robe assez sombre, nez sur des fruits rouges mûrs, un peu de cassis, bouche volumineuse, puissante, avec une belle matière mais manquant de fraîcheur, encore trop tannique en l'état. B.

Palmer 2006 : (56% cabernet sauvignon, 44% merlot) robe foncée, contours légèrement tuilés, nez de fruits noirs, cassis et mûre, avec dans le fond de légères notes de truffe et de tabac. Attaque en bouche très soyeuse, belle texture, une bonne matière, il y a la fraîcheur qu'il manquait à l'Alter Ego ici, les tannins sont déjà bien fondus, moins marquée par les arômes tertiaires, plus par le chocolat et le cassis. Finale de bonne longueur, manquant peut-être d'un peu de tension pour être parfait. TB.

P1060328

 

Visite groupée (10à12 personnes) gratuite, sur rendez-vous, par une employée du domaine sympathique mais pas toujours compétente, comme c'est souvent le cas à Bordeaux où on ne rencontre que trop rarement le vigneron.

 

 

Château Palmer - Margaux 1991 : très tuilé, nez un peu trop tertiaire à mon goût, un peu vert, puis un côté pot-pourri et floal intéressant. Belle bouche, tendue avec des fruits rouges et du café, des tannins fins et de la matière, de la longueur. Comme pour le Cos, j'aime beaucoup la bouche mais le nez est trop tertiaire pour moi. TB.